Kolia Blues Festival: Abou Diarra y était !

1013798_1516919371868353_713807786_nAbou Diarra travaille au Ministère de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de l’Indemnisation des Victimes et est un amoureux de tous les arts de façon générale. Il est par ailleurs écrivain et a de nombreuses casquettes: poète, dramaturge, metteur en scène, romancier…etc.
Il était au Kolia Blues Festival qui s’est tenue du 26 au 28 février 2016 à Kolia dans le Nord de la Côte d’Ivoire.

REGARDS CROISES sur le Kolia Blues Festival

Capture d’écran 2016-02-22 à 07.44.16

Où avez vous entendu parler du Kolia Blue Festival?
Dans la mission d’entretenir la cohésion sociale, de ressouder le tissu social, dans le cadre d’une mission dans le nord du pays (la région de la Bagoué), je tombe sur une annonce, stipulant qu’il y aura à Kolia un festival de Blues, loin d’Abidjan. C’est une aubaine pour nous de nous distraire surtout que je suis un furie du Jazz et du Rythm’ & Blues. Le festival, qui est à sa première édition, est selon les organisateurs,  une plate-forme de promotion culturelle de la région de la Bagoué, et au-delà, il a pour but de montrer que l’Afrique regorge de talents qu’il faut revaloriser. Cette première édition a vu la participation des Ministres, Kandia Camara de l’Education Nationale, Mariatou Koné du Ministère de la Solidarité et le Doyen Saliou Touré, tous fils et filles de la région.

Quelle est votre expérience du Kolia Blue Festival?
En termes de points positifs, il faut observer, que l’Afrique peut être fière de ses artistes. Il est bien vrai que le Blues est né dans les champs de canne à sucre, outre atlantique, mais par la maîtrise des instruments tels que la kora,  la flûte, le Djembé, le Balafon…. Ces artistes, certains, peu ou pas connus, ont fait montre de savoir instrumentaux sans pareil. L’alchimie impeccable de la fusion des instruments traditionnels et des instruments modernes à donner du rythme et de la couleur à ce carnaval. Le public par des valses d’applaudissements en redemandait.
Comme quoi, Kolia Blues doit être une institution pérennne, avec l’apport de mécènes, avec l’appui du Ministère de la Culture et l’Etat; Et pourquoi pas, à termes, que le festival soit mondial tant le spectacle est vendable et qu’il inclus la promotion de ces artistes talentueux mais qui perdurent dans la pénombre et les méandres de l’oublie, il s’impose de les sortir des archives de la vie pastorale… J’espère donc que le gagnant du concours sera accompagné. Enfin, je penses que les artistes Traoré Zana, Tiégbè de Koro et Zélé de Papara (non pas la doyenne) méritent d’être encouragés à travers une promotion de leur art qui se traduirait par la lisibilité de leurs talents.

Si vous deviez revivre le Kolia Blue Festival qu’améliorerez-vous?
Pour les points d’amélioration, je souhaiterais qu’il y ait plus de promotion autour de l’événement, que les relayeurs d’information (télé, radio, internet, facebook, instagram et j’en passe) soient mis à rude épreuve ; parce que c’est seulement une fois à Boundiali que j’ai eu l’information de l’existence de ce festival.Et donc, j’avoue qu’une frange d’amoureux de Blues n’avait pas l’information, de même que bon nombre d’artistes qui auraient pu se porter candidats aux concours de Blues.
Aussi, au niveau sécuritaire, il faut y songer en augmentant le nombre des forces de l’ordre. Par ailleurs, l’éclairage doit être plus significatif dans l’enceinte du lieu de spectacle et alentours.

Quel est votre souhait pour le Kolia Blue Festival?
 Je souhaiterais que le festival de Blues de Kolia soit perenne, et que d’autres villes s’en fassent l’écho et travaillent aussi à en créer le leur sous d’autres formes en vue de mettre en exergue d’autres aspects culturels qui ne soient pas forcement musical.

Pour terminer…
Par amour pour la musique, et par fierté à voir l’art africain s’épanouir dans toute sa splendeur et sa plénitude, je gage de rempiler pour la deuxième édition du festival qui se tiendra en 2018. Encore un grand merci au promoteur du festival l’Honorable Daouda Touré.

2 comments on “Kolia Blues Festival: Abou Diarra y était !

  1. La promotion des talents cachés, la valorisation artistique de l’Afrique, le brassage des cultures parmi tant d’autres sont des initiatives à encourager à travers des festivals. Pour le relais de l’info y relatif, il faut mettre du sien et surtout mener plusieurs activités pour attirer l’attention des preneurs de décisions

    J'aime

    • Bonjour,
      Je vous remercie de votre contribution. J’ajouterais que je me réjouis de voir la promotion des arts et de la culture avancer lentement mais sûrement grâce aux initiatives comme Kolia Blues Festival. Les preneurs de décisions peuvent intervenir mais je crois surtout que la prise de conscience des populations locales aura plus de poids dans cette promotion ! Donc « allons seulement » ! Je vous souhaite une bonne journée.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s