Marseille : la « gentille » ville de France

Avec l’arrivée du train en 1873, le trajet depuis Paris durait plus de 19 heures, soit plus que le temps nécessaire pour se rendre à Alger. Maintenant, ce n’était qu’un voyage de trois heures, mais c’était encore des mondes à part.

En arrivant à la gare de Marseille-Saint-Charles, les visiteurs ont droit à des vues depuis son parvis luxueux et surélevé qui semble très lointain. Tournant les yeux vers l’escalier orné des années 1920, mon regard suit le boulevard d’Athènes, une rue en pente où les toits de tuiles oranges s’avancent dans des murs de pierre fauve. L’itinéraire descend à la rencontre de l’artère principale, la rue Cannebière, avant de monter comme un sommet jusqu’à Notre-Dame de la Garde, une basilique perchée couronnée par la Vierge dorée – le point culminant de la ville, brillant comme un phare sacré vers la mer.

Malgré le déclin du transport maritime et d’autres industries, le Port du Vieux reste le centre d’intérêt de la ville, ses eaux regorgeant de bateaux de croisière se balançant comme des oies sur un lac. Toutes les routes semblent y mener, et quiconque essaie d’explorer la ville à pied est sûr de se retrouver dans l’un de ces soutiens-gorge en bord de mer. Dans mon cas, c’est Beau Rivage Café Caféoù, l’après-midi certainJ’ai essayé d’absorber la scène : comme un château, vieux de 1 500 ans Abbaye Saint-Victor, la plus ancienne église de Marseille ; et le majestueux Hôtel-Dieu qui, pendant l’épidémie, a servi de lazaret – un hôpital d’isolement pour les marins à mettre en quarantaine. Aujourd’hui, à l’hôtel InterContinental Marseille, les clients profitent d’un spectacle cinq étoiles sur l’eau, qui rivalise avec les grands ports du monde, Hong Kong ou Sydney, à mon avis, et qui est tellement négligé.

Pour les détracteurs, Marseille n’a pas été à la hauteur de leur vision « parisienne » de la France comme l’a fait Lyon, sa rivale la plus proche au statut de deuxième ville ; ou par les fans d’Aix-en-Provence voisine, dont les habitants élégants et conservateurs lui ont valu le surnom de « Paris 21e arrondissement ».

Roul Dennel

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