Google signe un accord pour les actualités de l’AFP

Signature d’un contrat de cinq ans avec l’Agence France-Presse pour des contenus d’actualité sur Google, alors que les contrats d’édition continuent d’être signés

La division Google d’Alphabet a signé un long accord avec l’agence de presse française pour son contenu d’actualités.

Basé sur Reuter, Google commencera à payer l’Agence France-Presse (AFP) pour son contenu d’actualités dans le cadre d’un large partenariat de cinq ans annoncé mercredi. Les termes financiers n’ont pas été révélés.

Il s’agit de l’un des plus gros accords de licence que le géant de la technologie ait conclus en vertu de la nouvelle loi française, et intervient alors que le programme Google News Events continue de signer des accords avec des éditeurs d’actualités du monde entier.

Vitrine Nouvelles

Depuis des années, les éditeurs du monde entier se plaignent du fait que les entreprises technologiques leur coûtent des revenus publicitaires, car le contenu des actualités des éditeurs locaux est agrégé sur Google, Facebook et d’autres plateformes.

Dans un effort pour contrebalancer les critiques continues, Google a lancé en juin 2020 un programme « News Showcase », conçu pour indemniser les éditeurs de nouvelles originaires d’Australie, du Brésil et d’Allemagne pour les nouvelles qu’ils produisent.

Mais Facebook et Google ont eu un affrontement historique avec les autorités australiennes l’année dernière au sujet d’une nouvelle loi réglementant les paiements pour les éditeurs locaux, mais finalement toutes les parties ont finalement réglé leurs différends.

En janvier, Google a signé un accord News Showcase avec Reuters et, en février, Google a relancé News Showcase en Australie.

Il a également conclu son propre accord avec News Corp pour inclure le contenu de l’entreprise dans Showcase.

Plus tôt cette semaine, Google s’est engagé à dépenser 1 milliard de dollars australiens (736 millions de dollars) en Australie au cours des cinq prochaines années.

droit français

Comme l’Australie, la France applique également ses propres lois, ce qui pose également des problèmes à Google et Facebook.

La France a adopté une loi sur le droit d’auteur qui crée des « droits de voisinage », qui oblige les grandes entreprises technologiques à ouvrir des pourparlers avec les éditeurs de nouvelles qui veulent des paiements de licence.

La loi française a donné plus de poids aux éditeurs locaux, ce qui a abouti à la signature d’accords. Par exemple, en février de cette année, Google a accepté de payer 76 millions de dollars (55 millions de livres sterling) à 121 éditeurs de presse français (hors AFP) pour mettre fin aux litiges sur les droits d’auteur.

Mais l’accord a été reporté en attendant l’issue d’une procédure antitrust dans laquelle l’autorité française de la concurrence a accusé Google de ne pas avoir négocié de bonne foi.

En juillet, l’Autorité de la concurrence française (FCA) a annoncé qu’étant donné que Google n’aurait pas respecté une ordonnance réglementaire sur la manière de tenir des pourparlers avec les éditeurs de presse du pays sur des questions de droits d’auteur successives, Google avait décidé d’infliger à Google une amende de 500 millions d’euros (429 millions de livres sterling ou 591 millions de dollars). millions).

Google a qualifié l’amende de « disproportionnée » après avoir fait appel de la décision en septembre de cette année.

Accord AFP

À cet égard vient des nouvelles cette semaine que Google a signé un accord avec l’AFP.

Google aurait refusé de divulguer les conditions financières de l’accord, mais a insisté sur le fait qu’il durerait cinq ans. Les entreprises ont déclaré dans un communiqué de presse conjoint qu’elles collaboreraient également sur des projets, tels que la vérification des faits.

« Cet accord est une reconnaissance de la valeur de l’information », a déclaré Fabrice Fries, directeur général de l’Agence France-Presse, cité par Reuters dans un communiqué.

De son côté, Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, a déclaré que l’accord avec l’AFP montrait « la volonté des entreprises technologiques de trouver un terrain d’entente avec les éditeurs ».

Il convient toutefois de noter que cet accord n’intègre pas l’AFP dans le programme News Showcase de Google.

Facebook a signé le mois dernier des accords de droits voisins avec une alliance française comprenant des dizaines d’éditeurs tels que Le Figaro, Le Monde et Les Echos, ainsi qu’un certain nombre de journaux régionaux.

Lancelot Bonnay

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