avis | Avec la loi 96, le Québec affaiblit la prétention au progrès du Canada

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J’entends souvent des types d’intellectuels américains d’élite — des experts, des universitaires, des futuristes, etc. — exprimer un grand optimisme quant au potentiel du Canada. Le pays est présenté comme une lueur d’espoir dans un monde sombre, une réussite dynamique, moderne, civilisée, démocratique, multiculturelle, ouverte d’esprit, libérée du nationalisme toxique et de l’autoritarisme populiste qui pousse la planète entière dans les tranchées.

Le grand angle mort d’une analyse aussi optimiste est le Québec, une province qui compte 8,7 millions de Canadiens. 38,7 millions de citoyens, et un endroit préoccupé par la poursuite de politiques qui vont à l’encontre de tous les stéréotypes canadiens flatteurs. Sur presque toutes les mesures, on pourrait établir une corrélation avec une société moderne prometteuse – un climat d’affaires accueillant, un système éducatif à jour, une communauté ouverte et invitante, de fortes protections pour les libertés individuelles, une classe politique modérée et rationnelle – la deuxième plus grande politique classe dans le Canada provincial, marche sans pitié dans la direction opposée.

Cette semaine, le Parlement du Québec a adopté le projet de loi 96, «Lois sur le français, langue officielle et commune du Québec. » Il s’agit d’une loi ambitieuse qui donne aux États d’énormes pouvoirs pour s’assurer que parler français – considéré comme la pierre angulaire culturelle de «l’identité distincte» du Québec – est obligatoire dans presque tous les domaines de la vie. Le projet de faire du Québec un pays francophone homogène est désormais un objectif officiellement subordonné à tous.

Les entreprises privées du Québec de plus de 50 employés sont depuis longtemps tenues d’utiliser le français comme langue principale communication interne. Le projet de loi 96 réduit de moitié le nombre d’employés nécessaires pour atteindre le seuil et prévoit la police dite de la langue nouveau pouvoir d’attaquer les entreprises sans mandat pour assurer la conformité, rechercher dans les documents, l’ordinateur et même téléphoner pour s’assurer que … je ne sais pas, que les employés ne planifient pas secrètement un tournoi de softball d’entreprise en anglais (ou, d’ailleurs, en coréen, en arabe ou en grec). Les contrevenants peuvent voir leur licence commerciale révoquée.

Les obstacles autour de l’éducation en anglais sont également resserrés — Les collèges anglophones du Québec doit maintenant avoir besoin les étudiants doivent suivre des cours en français, et les étudiants doivent prouver le français compétences passer. On a également demandé au gouvernement de veiller à ce que ces écoles dangereuses ne représentent jamais plus de 17,5 % du corps étudiant de la province.

Immigrant — vieux vu comme l’un des défis les plus intimidants au Québec, étant donné que peu de personnes dans le monde parlent français ces jours-ci — verront leur capacité à communiquer avec la province en anglais déconnecté après six mois. Il n’y a pas d’accès à l’école anglaise pour elles ou ilsbien sûr.

Les Québécois qui parlent l’anglais comme première langue, quant à eux, verront leur statut de « minorité officielle » défini et surveillé davantage Rencontre d’avant, pour s’assurer que le seul Québécois ayant accès à des services en anglais en ait des valides »,historiquela raison de le faire – peut-être qu’un Québécois français normal a eu l’idée. On a estimé que un demi million Les Québécois d’expression anglaise pourraient perdre l’accès aux services en raison de la redéfinition de leur bureaucratie communautaire.

La liste continue. Médecin avoir à parler au patient en français, rendez-vous juge bilingue va désespérer, et colis, enseignes et publicités devraient afficher le français plus en évidence qu’ils ne le font actuellement.

Un rêve réalisé par le projet de loi 96 — ainsi que d’autres initiatives nationalistes du premier ministre du Québec, François Legault, dont déductions pour l’immigration et l’interdiction faite aux fonctionnaires de porter des vêtements religieux — en est une du « pur » Québec, très épargnée par les autres cultures. ça rappelle »sakoku » de nombreuses années Le Japon, où l’élite politique protégée croyait en l’infériorité inhérente du monde extérieur, s’est isolée pendant deux siècles, limitant strictement même apprentissage sur les choses étrangères.

Les défenseurs de l’agenda Legault, même s’ils ne sont pas nécessairement d’accord avec chaque projet de loi et ses décisions, ont tendance à faire preuve de grandeur à l’idée que la culture française du Québec est si précieuse et raffinée que presque toute tentative de la préserver est tolérée. Un récent article du National Post de Lise Ravaire a frappé le ton sympathique standard pour « un rêve de 400 ans du coin francophone de l’Amérique du Nord ». Cela inclut la mention obligatoire de la Louisiane, l’un des endroits les plus culturellement riches et distinctifs du continent, mais généralement imaginé comme une sorte d’enfer chez les Québécois, car l’État ne parle plus largement le français.

Outre la Louisiane, il y a beaucoup d’endroits à choisir au Québec positif inspiré par – des pays européens prospères et dynamiques tels que la Suède ou les Pays-Bas, où une forte fierté des langues et des coutumes traditionnelles coexiste avec des niveaux élevés de maîtrise de l’anglais et une profonde intégration culturelle avec l’Occident au sens large. Le Québec n’a même pas besoin de regarder au-delà de ses propres frontières, en fait : la ville de Montréal a longtemps captivé le monde avec son multilinguisme et son multiculturalisme confiants, mais des générations de dirigeants nationalistes québécois continuent de considérer le cosmopolitisme dynamique de leur plus grande ville comme un problème embarrassant à résoudre.

Le Canada est peut-être encore un pays sur lequel il vaut la peine de parier, mais dans un monde post-projet de loi 96, il est clair que tout éloge pour les progrès du Canada doit être accompagné d’un grand astérisque en forme de Québec.

Lancelot Bonnay

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