Macron confirme le soutien français à la Tunisie et salue le calendrier de transition

Hier samedi, le président tunisien Kais Saied s’est entretenu avec son homologue français Emmanuel Macron de la situation en Tunisie, alors que les autorités judiciaires ont décidé d’ouvrir une enquête sur l’appareil secret du mouvement « Ennahda » des Frères musulmans, tandis qu’un tribunal spécialisé dans les crimes de terrorisme rendait verdicts contre quatre accusés, allant de l’Exécution à 4 ans de prison pour le meurtre d’un agent de sécurité et l’attaque au couteau d’un officier militaire à Bizerte.

Saïd a reçu un appel de Macron qui a évoqué les questions liées aux relations tuniso-françaises dans le domaine économique, ainsi que la coopération entre les deux pays dans tous les domaines.

L’Elysée a annoncé que Macron s’est félicité de l’annonce du calendrier de transition et a exhorté le président Saïd à mener la phase de transition dans un cadre aussi complet que possible.

Macron a réitéré le soutien de son pays à la Tunisie et son soutien à celle-ci, notamment dans le domaine économique, et a exprimé sa compréhension des nombreux problèmes et difficultés que connaît actuellement la Tunisie.

Macron a renouvelé son invitation à Saïd pour participer au sommet UE/Union africaine en février prochain.

Une déclaration de la présidence tunisienne a déclaré que Saeed a indiqué que ce qui a été rapporté dans certains médias et sur certains réseaux sociaux n’avait absolument rien à voir avec la réalité. Malheureusement, beaucoup de ceux qui s’opposent à la démocratie, à la liberté et à la justice semblent avoir écouté, mais c’est l’oreille qui répand des mensonges et des fausses déclarations en échange d’une somme d’argent.Un grand objectif d’offenser la Tunisie et le peuple tunisien.

Saeed a souligné qu’il est ironique que ceux qui se présentent comme des victimes de la tyrannie veuillent en fait y retourner, conspirant même contre la patrie en coopérant avec ceux qui n’ont d’autre but que l’argent et attaquent la patrie et le pays de l’intérieur.

Exécution et emprisonnement de 4 terroristes

Le tribunal pénal spécial pour les crimes de terrorisme a condamné quatre accusés, allant de la mort à quatre ans de prison, dans l’affaire du meurtre d’un agent de sécurité, et un recours militaire devant le tribunal de grande instance de Bizerte.

Le premier prévenu a été condamné à mort et à une amende de 350 000 dinars (130 000 dollars), à répercuter sur les héritiers du défunt.

Il a également condamné le deuxième accusé à sept ans de prison et quatre ans au troisième accusé, et n’a pas entendu l’affaire contre le quatrième accusé.

Vendredi, les autorités judiciaires ont décidé d’ouvrir une enquête sur l’appareil secret du mouvement « Fraternité de la Renaissance », accusé d’implication dans les meurtres en 2013 des opposants politiques Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, et d’espionnage et de pénétration des institutions étatiques.

La décision a été prise après que l’équipe de défense a soumis au ministre de la Justice l’affaire Belaid et Brahmi, contre un certain nombre de personnes pour des crimes liés à la sécurité de l’État.

Un tribunal tunisien a décidé d’ouvrir une enquête sur les circonstances et le contexte de l’extradition du dernier Premier ministre du régime de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, aux autorités libyennes, pour y être jugé.

Interdiction de voyager pour l’ex-ministre

Hier, un tribunal tunisien a émis une interdiction de voyager à l’encontre de l’ancien ministre de l’Intérieur Abdullah Kallal, après qu’il a été reconnu coupable d’accusations de torture.

Fernand Lefèvre

"Résolveur de problèmes typique. Sujet à des crises d'apathie. Mélomane primé. Nerd de l'alcool. Aficionado de zombies."

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.