Dans son premier rapport rédigé à la demande de citoyens ordinaires, le tribunal a déclaré que faire appel à des consultants était devenu une « option facile » pour les fonctionnaires confrontés à des contraintes budgétaires et temporelles.
Leur implication a touché « le cœur du travail du gouvernement » ainsi que « l’intervention dans le processus décisionnel », ont écrit les auditeurs.
Entre 2017 et cette année Macron a été élu pour la première fois – et en 2021, les dépenses de l’État en consultants ont triplé pour atteindre près de 234 millions d’euros (257 millions de dollars), selon le rapport.
Ce chiffre s’élève à 890 millions d’euros si l’on inclut les travaux de conseil en informatique.
Un rapport du Sénat contenant des conclusions similaires publié en mars 2022 a renforcé les soupçons selon lesquels le président et ses ministres étaient trop proches de poids lourds du monde des affaires, comme les sociétés basées aux États-Unis. McKinseydont le nom est devenu une parodie de Macron avant le vote d’avril.
Cette question était l’une des six questions posées par la Cour des comptes sur la base d’une consultation publique.
Mais le tribunal a souligné que les dépenses consacrées aux consultants ne représentaient que 0,04 pour cent des dépenses de l’État l’année dernière.
« L’externalisation de certaines fonctions des fonctionnaires ne soulève en principe aucune objection », a déclaré le commissaire aux comptes.
Toutefois, la position du consultant doit être « plus précise et plus maîtrisée parmi les différents outils dont dispose le gouvernement pour mener à bien sa mission ».
Le tribunal a demandé au gouvernement de « peaufiner » une circulaire de janvier 2022 visant à restreindre le recours aux consultants, émise « sous la pression des événements ».
La décision a réduit les dépenses en consultants, et l’État vise à réduire ce chiffre de 35 % cette année par rapport à 2021.
L’auditeur a également déclaré que l’État devrait redonner une certaine capacité à la fonction publique et rappeler ses propres employés « lorsque cela est possible ».
France Les sénateurs ont adopté un projet de loi prévoyant des contrôles plus stricts sur l’embauche d’entreprises extérieures, bien que les législateurs n’en aient pas encore débattu.
(AFP)
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