Un mannequin Givenchy marche sur l’eau à la Fashion Week de Paris

PARIS – Pour la première grande collection de la saison masculine de la Fashion Week de Paris, le mannequin Givenchy marche sur l’eau.

Une police géante remplie d’eau blanche laiteuse et d’un brouillard de mousse dans les pages de l’Ecole Militaire sert de piste liquide sur laquelle des mannequins, souvent torse nu et portant des chaussures imperméables, piétinent et éclaboussent dans des jeux de lumières éblouissants.

Matthew M. Williams veut clairement faire sensation dans son premier défilé de mode masculine autonome depuis sa reprise en 2020. Mais le créateur américain plonge-t-il assez profondément ?

Voici quelques moments forts du défilé printemps-été 2023 de mercredi :

GIVENCHY FAIT SPLASH SPLASH

Ce n’est que le nom du Givenchy haute couture d’Audrey Hepburn. La vision de Williams est urbaine, sportive et épurée.

Le créateur américain, ancien collaborateur de Lady Gaga et Kanye West, a ramené son streetwear sur les podiums de la haute Paris. Muse de cette saison est dans le style du chanteur jamaïcain de reggae Alkaline, qui a travaillé sur la bande originale de l’émission.

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Ce look est défini par la silhouette longue et ample, les ourlets effilochés, les chaînes épaisses et les masques faciaux étranges.

Les observations du passé de Williams donnent de nombreuses apparitions. Le blouson bomber avec le logo de la maison découpé au laser qui ouvre le défilé s’inspire de celui que les créateurs admiraient autrefois à Harlem, New York. Ailleurs, le style urbain californien se mêle à un style soigné, comme des pantalons déchirés sur mesure.

Williams a déclaré à propos de sa collection dans les coulisses que «tout est basé sur la réalité. Je peux voir un homme dans chaque regard qui est dans la rue – pour moi, c’est une approche très moderne. »

Mais parfois cette ambiance quotidienne déçoit la collection. Par exemple, un simple survêtement rose, porté ouvert sur la poitrine nue avec des chaînes en or, ne semble pas avoir suffisamment évolué comme idée de défilé de mode haut de gamme.

Pourtant, les coutures sont solides partout, comme on pourrait s’y attendre pour une maison, par exemple dans un manteau noir bien ajusté des années 80.

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SPA CROISIÈRE DIOR

À l’occasion d’un week-end haute couture, Dior fait revivre un spa flottant du XIXe siècle installé sur une élégante péniche sur le Pont-Neuf.

Le spa, appelé Bains de la Samaritaine, était alors réputé comme le plus luxueux d’Europe occidentale et la mère des spas de luxe modernes.

Cette saison, Dior s’est associé à Cheval Blanc Paris pour créer sa propre vision d’un spa de croisière, avec une capacité de cinq passagers dans quatre suites pour un voyage de deux heures sur la Seine. Il se déroulera du 29 juin au 13 juillet.

Le décor du bateau se compose de meubles en rotin et de parasols en toile de jouy bleue, un motif Dior réinterprété par la créatrice actuelle Maria Grazia Chiuri,

MARBRE BLEU CASSÉ

Le streetwear et la couture se rencontrent dans un mélange d’événements du designer Anthony Alvarez, qui compte Justin Bieber parmi ses clients.

Alvarez est un incontournable – avec son répertoire de mode pour la génération MTV qui mélange les voyages avec des vêtements urbains et de superbes couleurs vibrantes.

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Pour le printemps-été, elle évoque le psychédélisme pour produire une collection à la fois flashy et ample. Un pantalon bouffant coloré, dans un imprimé BLUEMARBLE en travers, s’associe à un manteau oversize en jaune-vert acide avec une texture marbrée. Le look pantalon de pyjama des années 80 est à l’origine de l’un des plus beaux looks de la collection, en blanc nacré. Il se situe entre un jean baggy et un trèfle à quatre feuilles en diamant.

Mais ce salon est aussi motivé par le riche héritage du créateur. Alvarez est né à New York avec un mélange de racines philippines, espagnoles, françaises et italiennes. La collection célèbre cette vision de l’exploration du monde. Des chemises ethniques lacées avec des bombers universitaires en soie et des foulards léopard noués qui semblent prêts pour les safaris et les concerts de rock.

Le nom de la marque lui-même est mondial – emprunté à une photo emblématique de la Terre prise en 1972 par l’équipage d’Apollo 17.

ETUDES PREND LE TRAIN

Le triumvirat de designers Jose Lamali, Jeremie Egry et Aurelien Arbet chez Etudes utilise des voies ferrées abandonnées à la périphérie de Paris comme toile de fond – et tremplin créatif – pour un look à thème urbain.

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Il s’agit du premier d’une prochaine série d’événements spécifiques au site, qui utilisent l’emplacement, ou l’environnement, pour s’inspirer du design. Paris était le point de départ logique de cette marque française – bien qu’ici « Paris moins connu » soit ce que la maison dit avoir canalisé. Les invités regardent depuis le quai le train Petite Ceinture, ou Little Belt, une ligne de trente kilomètres qui fait le tour de la ville.

Jeans blancs en lambeaux, denim vieilli, baskets de randonnée, casquettes de baseball à l’allure industrielle, combinaisons de travail et tabliers de travail combinés à des interrupteurs et des sangles utilitaires. Ils semblent ressusciter les jeunes des années 90 privés de leurs droits, qui ont peut-être erré sur les voies ferrées inutilisées.

Cette référence urbaine se marie bien avec la couture. La veste ample, arborant une silhouette carrée des années 80, repose sur un pantalon assorti coupé de manière funky sous le genou, menant à des bottes de style militaire.

BIANCA SAUNDERS SUR LA DEUXIÈME QUESTION DE PARIS

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L’une des rares femmes créatrices de vêtements pour hommes, la créatrice britannique lauréate du prix Andam, Bianca Saunders, avait l’air confiante mercredi lors de son défilé de deuxième année mettant en vedette sa ville natale de Londres.

Saunders, qui a des racines caribéennes, est rapidement devenu célèbre après avoir obtenu son diplôme de Central Saint Martin il y a quelques années. Le minimalisme est au cœur de ce look.

Les détails excentriques surdimensionnés tels que les cols et les poches sont transformés de manière créative en formes artistiques, parfois dans un look proche de l’ère spatiale. Un costume glam rock argenté avec une pompe élastique aseptisée évoque une pandémie.

Ailleurs, les sous-vêtements médiévaux en laine paysanne, qui ressemblent à Vivienne Westwood, sont l’incarnation d’une touche tendance qui semble sans effort.

Droits d’auteur 2022 L’Associated Press. Tous les droits sont réservés. Ce matériel ne peut être publié, diffusé, réécrit ou redistribué sans autorisation.

Jacques Fontaine

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