Proposition du candidat à la présidence française sur la pénurie de personnel de santé – EURACTIV.com

Les candidats à l’élection présidentielle française ont soumis leurs propositions sur la manière de remédier à la pénurie de personnel soignant dans certaines régions. Rapports EURACTIV France.

Pas moins de 7,4 millions de personnes à travers la France ont un accès « restreint » aux médecins généralistes, selon la série 2021 Nombres. Cette zone est appelée le « désert médical », où le patient est confronté à des « difficultés impossibles ou graves » [in accessing] agents de santé dans une certaine zone en raison de leur absence ou de leur nombre limité », selon les réglementations gouvernementales site Internet.

Jeudi 17 mars, les candidats ont présenté leurs propositions pour aborder la question lors d’un événement organisé par Fédération hospitalière de France (FHF).

Les élèves remplissent les blancs

« Huit millions de personnes n’ont pas accès à un médecin », a déclaré le candidat des Verts Yannick Jadot lors de l’événement, continuant de dire que la situation était « complètement inacceptable ».

Pour remédier à la pénurie de médecins dans certaines régions, Jadot propose d’obliger tous les étudiants en médecine à résider dans des régions où il y a pénurie de personnel de santé pendant la dernière année d’études et pendant les deux premières années de pratique.

« Ce n’est pas facile », a-t-il dit, mais ce sera une période de « transition ». « On va se donner en termes de rémunération, en termes de soutien aux familles, en faisant en sorte que les médecins puissent prendre des vacances, etc. », a-t-il ajouté.

Envoyer des étudiants en médecine dans des zones qui manquent de personnel soignant, c’est autre chose, comme l’a également proposé comme solution la candidate d’extrême droite Valérie Pécresse des Républicains.

« Je veux que les jeunes étudiants en médecine générale aient une spécialité de quatrième année, et je veux que 4 000 jeunes médecins puissent venir travailler dans le désert médical pendant un an, et augmenter la capacité des médecins généralistes dans ce domaine », a-t-il ajouté. dit le personnel de santé lors de l’événement.

La candidate socialiste Anne Hidalgo s’est montrée moins catégorique, précisant qu’elle ne souhaitait pas rendre cela obligatoire pour les étudiants en médecine.

Au lieu de cela, il souhaite « valoriser » la quatrième année d’apprentissage pour qu’elle « devienne une année de professionnalisation et qu’on accompagne ces jeunes vers le désert médical, pour le double de la rémunération des stages d’aujourd’hui ». Hidalgo cite le même chiffre de près de 4 000 jeunes qui bénéficieront du dispositif chaque année.

« Les hôpitaux, les médecins généralistes, mais aussi, bien sûr, les services qui ont un rôle très important » vont tous contribuer à former ces jeunes, a-t-il ajouté.

La candidate de droite Marine Le Pen du Rassemblement national souhaite également qu’un tel dispositif soit volontaire pour les étudiants en médecine. « Nous avons pu rémunérer des étudiants en médecine volontaires, qui, en échange, seraient prêts à s’installer dans une zone sous-financée pendant plusieurs années », a-t-il déclaré.

Plus de formation et d’attraction des professionnels de santé

En plus d’exiger une formation dans le domaine des pénuries d’effectifs de santé pour les jeunes étudiants, Jadot a exprimé sa volonté de former davantage de médecins et d’agents de santé et de soutenir le développement des centres de santé et des centres de santé.

Le candidat communiste Fabien Roussel s’est toutefois opposé aux centres de santé qui, selon lui, dépensaient « des richesses » sur « le financement de la ville et du public ». Au lieu de cela, Roussel propose d’améliorer l’image des zones qui manquent de personnel de santé.

« On peut faire des choses plus simples en respectant les médecins dans leur choix d’établissement et en créant le meilleur environnement autour d’eux », a-t-il déclaré.

Redonner de l’attractivité à ces territoires est aussi une priorité pour Le Pen, qui propose de garantir les services publics, les infrastructures, l’ouverture numérique et l’emploi des conjoints.

« Je soutiens les mesures incitatives, en particulier l’augmentation du niveau de concertation dans les zones qui manquent de ressources ou d’allégements fiscaux », a-t-il déclaré.

Le ministre de la Santé Olivier Véran – qui soutient l’actuelle nomination du président Emmanuel Macron – veut instaurer plus de « coopération » entre les professionnels de santé d’une même région, « sans précipitation et sans compromettre la sécurité ».

« Cela se fera dans le cadre d’une grande conférence multi-acteurs qui réunira tous les professionnels de santé, les collectivités territoriales, mais aussi […] le représentant des usagers lui-même », explique Véran.

« Des moyens seront mis sur la table ainsi que des questions sur les rémunérations, notamment pour la profession libérale », a-t-il ajouté. Pour assurer l’offre de services de santé, le ministre espère également développer davantage ce que l’on appelle la « télémédecine ».

Un projet global

Pécresse a également proposé la mise en place d’un « plan global », dont une partie serait consacrée au développement d’une « alliance des professionnels de santé » dans chaque région de France. Cette initiative vise à évaluer comment la médecine est pratiquée dans chaque région, avec une communication étroite entre la ville, les hôpitaux publics et privés.

Pécresse et Véran ont exprimé leur soutien à un investissement massif dans la formation des médecins. « Nous avons besoin de 25 000 gardiens supplémentaires dans les hôpitaux », a souligné Pécresse.

Roussel a également suggéré que dans les régions où le ratio médecin-patient est suffisant, les médecins entrants ne devraient « remplacer » que ceux qui partent.

Le candidat de droite ric Zemmour, qui n’a pas assisté à l’événement organisé par la FHF, a déclaré à la chaîne de télévision BFMTV en février dernier qu’il souhaitait embaucher « 1 000 médecins payés par l’État » pour travailler dans des zones où il y avait une pénurie de personnel médical.

[Edited by Nathalie Weatherald]

Rochelle Samuel

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