Le dossier du Sahara est sur la table du Conseil de sécurité, au milieu des développements internationaux en faveur du Maroc

Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait discuter le 20 avril du dossier du Sahara marocain en relation avec les développements internationaux soutenant la position du Maroc dans le conflit, selon ce qu’a annoncé le programme mensuel du Conseil.

Récemment, l’Espagne a annoncé une nouvelle position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie du Sahara, après des années d’adhésion à une position de neutralité passive.

Les membres du Conseil de sécurité devraient recevoir des exposés du chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura.

Le mandat de la MINURSO expire à la fin du mois d’octobre prochain et est renouvelé sur une base continue.

La prochaine réunion du Conseil de sécurité au Sahara sera la première au cours de laquelle de Mistura s’adressera aux membres du Conseil depuis sa nomination en tant qu’Envoyé personnel du Secrétaire général en novembre 2021, après que le poste soit resté vacant pendant deux ans et demi. ans après la démission de Horst Koehler en mai 2019.

Depuis sa nomination, de Mistura a eu des contacts diplomatiques avec les parties au dossier, le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie.

Le 12 janvier, de Mistura a rencontré pour la première fois le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita à Rabat, accompagné du représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale.

Le 15 janvier, de Mistura a rencontré le chef du Front Polisario, Ibrahim Ghali, dans des camps de réfugiés en Algérie. Le 17 janvier, il a rencontré le président mauritanien Mohamed Ould El Ghazouani, puis s’est rendu en Algérie pour rencontrer Ramadan Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères.

Et alors que le Maroc a récemment réalisé de nombreux acquis qui confortent sa position sur le dossier du Sahara, à commencer par la reconnaissance américaine du Sahara marocain, jusqu’à la prise de position claire de l’Espagne sur l’initiative d’autonomie, l’Algérie poursuit sa politique de fuite, de rupture des liens. avec Rabat en août dernier et a refusé d’être le principal acteur du conflit artificiel.

De Mistura doit réussir à ramener les parties à la table des négociations On espère que les membres du Conseil de sécurité de l’ONU exprimeront leur soutien aux efforts de l’envoyé de l’ONU, et toutes les parties seront invitées à poursuivre les négociations sous la forme d’une table ronde tenue par l’envoyé précédent à Genève, en Suisse.

Les membres du Conseil de sécurité sont toujours divisés sur la question du Sahara ; Les États-Unis, qui tiennent la plume sur ce dossier au niveau du conseil, ont reconnu le Sahara marocain en décembre 2020, sous l’ère Trump, et l’administration Biden n’a pas changé cette position.

La France soutient le schéma d’autonomie du Maroc, et les pays du Gabon et des EAU soutiennent clairement le Maroc dans ce dossier, tandis que d’autres membres non permanents, le Ghana, le Kenya et le Mexique, entretiennent des relations avec le Front Polisario.

Charlotte Baudin

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