La technologie française accueille une partie du nouveau portefeuille numérique du gouvernement – ​​EURACTIV.com

Le nouveau portefeuille du « ministère superéconomique » de la France, bien que bien accueilli par la technologie, n’inclut pas le successeur du ministre des Affaires étrangères Cédric O, créant une incertitude quant à savoir si une telle désignation aura lieu. Rapports EURACTIV France.

O a été secrétaire d’État à l’économie numérique dans le gouvernement des anciens premiers ministres douard Philippe et Jean Castex de 2019 à 2022. Il a annoncé début mars qu’il mettait fin à sa carrière politique pour retourner dans le secteur privé.

Les acteurs de la technologie disent que O s’avère être un bon point de contact dans l’écosystème numérique du pays et ils espèrent qu’il sera remplacé.

Question controversée

La question de savoir s’il faut former un ministère des affaires numériques à part entière ou nommer un ministre des Affaires étrangères « simplement » est une question qui divise l’écosystème et entre les candidats à la présidence.

Cependant, certains d’entre eux estiment qu’il est temps que le secteur numérique ait son propre ministère et son propre budget car cela a pris une telle importance et a un certain caractère intersectoriel.

Pour d’autres, ce n’est pas un problème, et il est même logique que la question soit traitée par le ministère de l’économie et des finances ou le premier ministre.

O, alors en charge de la transition numérique, privilégie la deuxième option, car il ne voit pas l’intérêt de créer un service dépassant totalement la valeur symbolique.

« Je pense que l’écosystème exagère la question institutionnelle », a déclaré O quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle.

« Si j’ai un souhait, c’est de faire en sorte qu’il y ait un grand ministère de l’économie et de la technologie qui ait plein pouvoir sur ce dossier et qui ait Bercy. [the of economy and finance ministry] pouvoirs administratifs », a-t-il ajouté.

Et il semble que son souhait se soit réalisé.

Après des semaines d’attente et d’espoir, l’entreprise numérique française a reçu une réponse vendredi 20 mai avec l’annonce d’un nouveau gouvernement.

Bruno Le Maire a été reconduit dans ses fonctions de ministre avec un nouveau titre : « Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique », qui décrit la volonté du président nouvellement réélu, Emmanuel Macron, de mettre l’accent sur l’autonomie et l’indépendance de la France et de l’Europe en cette zone.

« La souveraineté industrielle et numérique a donc le ministre d’État, le poste le plus élevé : une excellente nouvelle ! » Yann Lechelle, responsable de Scaleway, un fournisseur de cloud français, a déclaré sur Twitter.

« C’est un signal positif », a déclaré Maya Noël, PDG de France Digitale, la première startup européenne qui rassemble des entrepreneurs et des investisseurs numériques français.

« Cela prouve que le numérique et les startups, en particulier, sont au cœur de l’économie », a-t-il déclaré à EURACTIV. Quant à la notion de souveraineté, Noël y voit aussi une bonne chose, « tant qu’elle s’inscrit dans une logique de croissance et ne se replie pas sur elle-même ».

France Digitale est une organisation qui appelle à créer un service complet pour le portefeuille numérique et non « comme une fin en soi ».

Selon Noël, l’objectif est que ces enjeux soient bien représentés au niveau interministériel, ce qui n’empêche pas O de porter la question au plus haut niveau du gouvernement.

Accrochez-vous à l’espoir

Le PDG de France Digitale a déclaré qu’il s’attendait à ce que quelqu’un soit nommé ministre des Affaires étrangères chargé du numérique dans les prochaines semaines, notamment compte tenu du nouveau portefeuille élargi de Le Maire. « Nous sommes dans un état d’espoir », a-t-il déclaré.

Tous les regards sont désormais tournés vers les élections législatives de juin, car elles se traduisent généralement par un remaniement du gouvernement et pourraient même nommer quelqu’un pour aider Le Maire sur les questions numériques.

[Edited by Daniel Eck/Alice Taylor]

Lancelot Bonnay

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