La France émet un mandat d’arrêt contre le magnat de l’automobile en disgrâce Ghosn | Actualités, Sport, Travail








DOSSIER – L’ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, s’exprime lors d’un entretien avec l’Associated Press, à Dbayeh, au nord de Beyrouth, au Liban, le 25 mai 2021. Les procureurs français ont émis un mandat d’arrêt international contre le magnat de l’automobile en disgrâce Carlos Ghosn, qui a fui le Japon en 2019 pour le Liban lors d’une évasion palpitante. Le mandat de Ghosn est basé sur une enquête ouverte en 2019 sur le blanchiment d’argent et l’abus d’actifs de l’entreprise, qui aurait rapporté plus de millions de paiements suspects suspects effectués entre l’alliance Renault-Nissan et Suhail Bahwan Automobiles (SBA), une société de distribution de véhicules à Oman détenue par milliardaire Suhail Bahwan. (Photo AP / Hussein Malla, Dossier)

PARIS (AP) – Les procureurs français ont émis un mandat d’arrêt international contre le magnat de l’automobile en disgrâce Carlos Ghosn, qui a fui le Japon en 2019 pour le Liban lors d’une évasion palpitante.

Le parquet de Nanterre en banlieue parisienne a annoncé vendredi avoir délivré un mandat d’arrêt contre l’ancien patron de Nissan et Renault et quatre autres personnes sur la base d’une enquête ouverte en 2019 pour blanchiment et abus de biens sociaux.

Les procureurs enquêtent sur des millions de dollars de paiements suspects présumés effectués entre l’alliance Renault-Nissan et Suhail Bahwan Automobiles (SBA), une société de distribution de véhicules à Oman.

L’ancien chef de l’alliance Nissan-Renault s’est enfui au Liban en 2019 alors qu’il était en liberté sous caution pour responsabilité financière au Japon. Nier le mal.

Ghosn a déclaré avoir appris le nouveau mandat vendredi par les médias et a noté qu’il lui était toujours interdit de quitter le Liban.

« Je suis prêt à me défendre » a-t-il déclaré à la télévision française BFM. Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il n’avait pas reçu d’argent du distributeur omanais et qu’il était là « pas de détournement de fonds ».

Plus tard vendredi, Ghosn a déclaré à la chaîne de télévision libanaise Al-Jadeed qu’il remettait en question le moment du mandat d’arrêt et a ajouté qu’il avait prévu depuis longtemps de se retirer au Liban.

« Le moment est incroyable. Un tel mandat est-il délivré à deux jours des élections présidentielles (françaises) ? » dit Ghosn. « Cela nous rend un peu méfiants. Il y a une mauvaise odeur ».

Lorsqu’on lui a demandé si cela pouvait déclencher une crise entre la France et le Liban, Ghosn a répondu : « Je ne crois pas. Je pense qu’il doit y avoir une entente entre les deux pays ».

Il a déclaré que les autorités judiciaires françaises et japonaises devraient coopérer avec les autorités libanaises et envoyer les dossiers à Beyrouth et que les autorités judiciaires libanaises pourraient voir s’il y a eu des actes répréhensibles. Il a dit sinon il y aura un procès en France en son absence.

Le parquet de Nanterre a décrit ce mandat comme la prochaine étape de l’enquête en cours, l’une des deux affaires distinctes impliquant Ghosn en France.

Dans une interview l’année dernière avec l’Associated Press, Ghosn était confiant, énergique et déterminé à se battre pour restaurer sa réputation.

Une déclaration envoyée vendredi à l’AP par son équipe de relations publiques intitulée le mandat français « étonnante, » et a suggéré qu’il était aussi inefficace que Ghosn « Fait l’objet d’une interdiction judiciaire de quitter le territoire libanais ».

Le Liban n’extrade pas ses citoyens. Ghosn a la nationalité libanaise, française et brésilienne.


Fernand Lefèvre

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