La France à la croisée des chemins | Moyen-orient

Deux phénomènes qui ont retenu leur attention au cours du troisième millénaire. Une vague d’immigration vers l’Europe, et un « Brexit » au Royaume-Uni. Les deux phénomènes sont interdépendants et ont un impact politique qui affecte la classification politique traditionnelle : droite-gauche. Ce dernier est apparu lors de l’élection présidentielle française, et précédemment lors des élections présidentielles américaines de 2016 et 2020.
Ce que l’on a appelé l’immigration clandestine a été un facteur important de la montée des mouvements et des partis populistes en Europe, de leur extraordinaire propagation et de leur accès au pouvoir.
Ces mouvements, selon la classification politique traditionnelle, sont classés dans la bonne catégorie, mais la nature de ces mouvements, et les divisions sociales qu’ils provoquent dans de nombreux pays européens, attirent de nombreux cadres et dirigeants dans les partis traditionnellement classés. en tant que gauchistes, soit en y participant directement, soit en adoptant leurs revendications Soit en gardant le silence sur les décisions prises par les gouvernements populistes et les actions mises en œuvre sur le terrain concernant les immigrés en particulier, ils sont considérés comme inhumains et contraires aux normes, traditions et accords relatifs à l’asile et aux réfugiés.
Le phénomène du « Brexit » au Royaume-Uni est antérieur à l’émergence historique du problème de l’immigration et des immigrants illégaux, et il est facile de suivre son émergence et son développement au Royaume-Uni, car il est documenté et préservé. Au cœur du phénomène se trouve la volonté d’une partie du peuple britannique et de certains de ses dirigeants politiques, issus des partis conservateur et travailliste, de refuser de rejoindre l’Europe, dans le but de maintenir la position historique de la Grande-Bretagne, en tant que puissance d’équilibre. en Europe, qui maintient l’équilibre du statu quo en Europe, en ne permettant à aucune puissance européenne d’imposer son contrôle sur l’ensemble du continent. C’est précisément à partir de cette position que l’intervention britannique dans les Première et Seconde Guerres mondiales est venue empêcher l’Allemagne d’étendre son influence dans les pays du continent. Le phénomène des vagues massives d’immigration en provenance du Moyen-Orient et d’autres pays, à la suite du déclenchement des révolutions du printemps arabe en 2010 et du déclenchement des guerres civiles en Syrie, en Libye et au Yémen, a donné vie à la tendance séparatiste britannique et a donné à ses dirigeants un formidable coup de pouce populaire banal, et a ouvert la voie aux partisans pour quitter l’UE, pour gagner en notoriété et dominer la scène politique. L’appel était basé sur la peur croissante des nouveaux arrivants et a exacerbé la haine accumulée du peuple à propos de l’arrivée du grand afflux d’immigrants des pays d’Europe de l’Est, après la chute et la chute du mur de Berlin et du régime communiste au cours des dernières années. années nonante. siècle.
Les appels à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne et à la restauration du contrôle de la souveraineté britannique ont attiré des partisans des partis conservateur et travailliste, c’est-à-dire des deux côtés des différences politiques traditionnelles : la droite et la gauche. À la télévision britannique, lors du référendum de 2016, nous avons vu des dirigeants politiques des deux partis se tenir sur une même plateforme, côte à côte, faire campagne pour que la Grande-Bretagne quitte Bruxelles ou reste. Cette question divise la Grande-Bretagne en deux parties, politiquement et socialement, et semble être plus prononcée au sein des deux principaux partis. Au lieu du classement traditionnel au sein de chaque parti droite-gauche, le classement est devenu entre deux forces : exiger de partir, ou exiger de rester. A cette époque, la question des vagues d’immigration culminait, et exacerbait la division. Le « Brexit » britannique a étendu ses ennemis à la France voisine, et bientôt le terme « Frexit » est apparu, ce qui signifiait la sortie de la France de l’Europe.
Cela nous amène à son tour à l’actuelle élection présidentielle française. D’après ce que nous avons observé lors de la campagne électorale, on peut dire que les critères des classifications politiques précédentes ont reculé, laissant place à une autre classification, plus claire pour les partisans, à savoir « mondialistes » versus « nationalistes ». Le président Macron représente actuellement la première équipe, et son adversaire, Marie Le Pen, représente la deuxième équipe. La séparation, comme on l’a noté, a clairement sapé la structure traditionnelle de la division politique. Les mondialistes ont rassemblé sous eux des partisans de la mondialisation et de l’ouverture, de droite et de gauche. Et les patriotes ou nationalistes comprennent également des partisans fervents de droite et de gauche. Cette division, comme ce fut le cas avec l’Angleterre, coupa la France en deux. La course au contrôle de l’Elysée est en fait une course entre ceux qui demandent l’ouverture de la France et ceux qui demandent sa fermeture. Marie Le Pen a relevé le mot d’ordre dans la campagne : « Restaurer l’Etat français ». C’est un slogan qui n’est pas sans rappeler celui de l’ancien président américain Donald Trump, lors de sa campagne électorale de 2016 : « America First ». Ainsi que les politiques qu’il a mises en place pendant son administration, qui ont eu un impact négatif sur le rôle de l’Amérique dans le monde et sa présence sur la scène internationale.
La France est actuellement à la croisée des chemins. Et la décision qui sera prise le 24 avril, dernier tour des élections présidentielles, aura un impact non seulement sur l’avenir de la France, mais aussi sur l’avenir de l’Union européenne et de l’OTAN.

Charlotte Baudin

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