La Finlande et la Suisse voient les rappels alimentaires augmenter

Les rappels alimentaires ont augmenté pour la sixième année consécutive en 2021, selon l’Agence alimentaire finlandaise (Ruokavirasto).

Le nombre d’alertes a dépassé pour la première fois les 300 et était principalement dû à des contaminations microbiologiques, des allergènes et des résidus de pesticides. Le total de 309 retraits est 42 de plus qu’en 2020.

Une augmentation des rappels ne signifie pas que les aliments deviennent de plus en plus dangereux, selon l’Agence finlandaise de l’alimentation. Des facteurs tels qu’une sensibilisation accrue des consommateurs, des contrôles plus axés sur les risques par les régulateurs et de meilleurs contrôles par les entreprises sont quelques-unes des raisons de cette augmentation.

Effets de l’oxyde d’éthylène
Près d’un quart des rappels de l’année dernière étaient dus à l’oxyde d’éthylène dans une variété d’aliments différents. Ce problème a commencé fin 2020 et se poursuit jusqu’en 2022.

Des problèmes microbiologiques tels que Salmonella, Listeria et d’autres bactéries ont provoqué 49 rappels, en hausse de 9 % par rapport à l’année précédente. Salmonella était à l’origine de 26 rappels de produits, notamment des herbes fraîches et des œufs, tandis que Listeria dans des produits tels que le fromage a provoqué cinq rappels.

En raison d’erreurs d’allergènes, 29 rappels ont été effectués concernant 13 ingrédients différents, contre 38 rappels en 2020. Des erreurs d’étiquetage telles que des dates incorrectes ou des informations finlandaises manquantes ont entraîné 25 rappels.

Les résidus de pesticides sont responsables du rappel de fruits, légumes ou autres denrées d’origine végétale. Dans de nombreux cas, les limites légales ne sont que légèrement dépassées afin que le produit ne présente pas de risque aigu pour la santé du consommateur. Les oranges ont été tirées six fois, impliquant cinq fois des oranges égyptiennes.

Dix-sept rappels ont été effectués en raison de nouveaux aliments non approuvés. Il s’agissait principalement de compléments alimentaires mais aussi d’aliments conventionnels tels que des boissons à cinq reprises. Les dix rappels étaient dus à des additifs non autorisés dans l’alimentation ou trouvés à un niveau trop élevé.

À l’exclusion des boîtes d’oxyde d’éthylène, 38 % des produits rappelés provenaient d’autres pays de l’UE. Environ 20 % sont finlandais et 42 % viennent de pays non membres de l’UE. En incluant les avis d’oxyde d’éthylène, dans 54 % des rappels, ces produits proviennent de l’extérieur de l’UE.

Quarante des 104 rappels signalés à la Finlande par le biais du système d’alerte rapide pour l’alimentation humaine et animale (RASFF) de l’Union européenne concernaient l’oxyde d’éthylène.

Derniers chiffres suisses
Entre-temps, la Suisse a divulgué le nombre de rappels et d’avertissements publics émis en 2020.

L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a émis 28 avertissements publics et 49 rappels d’aliments. Les avertissements sont le plus souvent dus à des résidus de pesticides, à des micro-organismes pathogènes ou à des allergènes. Le rappel est principalement dû à des résidus de pesticides, des corps étrangers ou des mycotoxines.

C’est la première fois que les résidus de pesticides sont devenus la raison la plus courante des avertissements et des rappels. Cela a été motivé par des découvertes liées à l’oxyde d’éthylène. Il y a eu 21 alertes et 32 ​​rappels en 2019.

Quinze des avertissements étaient dus à des résidus de pesticides avec tous sauf un oxyde d’éthylène. Onze étaient dus à une potentielle contamination microbienne, dont sept à Listeria.

Huit des 12 rappels étaient dus à l’oxyde d’éthylène dans les noix, les graines et les produits à base de céréales.

Des corps étrangers ont été trouvés dans différentes catégories de produits.

Début 2020, les autorités suisses ont été informées de la présence de norovirus dans des huîtres et des coquillages en provenance de France. Huit autres pays de l’UE ont reçu des coquillages des sites de production français concernés. En Suisse, la maladie survient après la consommation de ce produit.

Au total, 241 notifications RASFF concernaient la Suisse et 62 ont été émises par le pays.

Pour 241 notifications, près d’un tiers concernaient des résidus de pesticides et 27 autres une contamination microbienne. Parmi les avis déposés par la Suisse, 15 étaient causés par des mycotoxines et huit étaient des résidus de pesticides. Quinze produits en provenance de Suisse ont fait l’objet de l’affichage RASFF. Le danger le plus fréquent est la contamination microbienne avec quatre notifications.

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Fernand Lefèvre

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