France : le candidat de droite Eric Zemmour reconnu coupable d’incitation à la haine

Un tribunal correctionnel de Paris a mis en examen lundi le candidat d’extrême droite à la présidence française, Eric Zemmour, après ses propos controversés sur CNews, le qualifiant de « voleur », « meurtre » et « viol » en septembre dernier par des mineurs étrangers non accompagnés. Ses avocats ont immédiatement fait appel de cette décision, et Zemmour a qualifié la condamnation de « stupide et idéologique ».

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi 17 janvier le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle française à une amende de dix mille euros pour incitation à la haine. En effet, sa déclaration du 29 septembre 2020 lors d’un débat dans l’émission « Face l’info » sur CNews, suite à l’attentat près du siège du journal satirique Charlie Hebdo.

Lors d’un débat télévisé, d’anciens journalistes ont qualifié les mineurs non accompagnés de « voleurs », d' »assassins » et de « violeurs », ajoutant : « Ça y est, il faut les renvoyer et ils ne doivent pas venir (…) l’invasion ».

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L’avocat de la défense Olivier Bardot a demandé la libération de son client, soulignant qu' »Eric Zemmour n’a pas la moindre trace de racisme », ajoutant que son client dit simplement la « vérité », parfois « d’une manière dure, en exprimant ses propos ».  » Il a immédiatement fait appel de la décision du tribunal.

En réponse à ce procès, Zemmour a déclaré dans un communiqué publié aujourd’hui que ces croyances étaient « idéologiques et insensées ».

La « haine » visant les immigrés

Les autorités civiles ont dénoncé les idées propagées par l’extrême droite, et Zimour est poursuivi dans une trentaine d’associations, dont « SOS racisme » et « La Ligue des droits de l’homme » (LDH), en plus d’un conseil régional s’occupant des immigrés mineurs. , et a souligné la responsabilité de sa chaîne d’information CNews Le milliardaire Vincent Bollory à travers son groupe Vivendi, où il considère les « discours de haine » importants.

Ce lundi, lors du procès du 17 novembre, l’accusé ne s’est pas présenté au procès pénal. Les procureurs ont requis une amende de 10 000 euros et une possible peine de prison s’ils ne paient pas. Les plaignants ont déclaré que sa déclaration était fondée sur le « mépris », qui, selon lui, montrait une « forte désapprobation » et une « haine » dirigées contre les immigrés.

L’avocat de la LDH, Aryeh Alemi, a déclaré que le verdict était « important car derrière ce projet médiatique, il y a un projet politique, un projet haineux qui tend à stigmatiser les gens en raison de leurs origines, de leurs croyances et de leur appartenance ethnique ».

Fernand Lefèvre

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