Examen des actifs numériques et CBDC

Réponse régionale à la CBDC

De nombreuses régions et pays ont remarqué ces avantages et ont exploré comment tirer parti de la fonctionnalité CBDC et résoudre les problèmes et opportunités qui en découlent. Par exemple, la Réserve fédérale américaine s’intéresse à la manière dont cet actif peut maintenir la domination mondiale du dollar américain et encourager l’innovation dans le secteur privé. Cependant, il existe des risques potentiels et des considérations politiques qui sont en cours d’examen par le gouvernement. Une CBDC modifierait des éléments du système financier actuel, ce qui pourrait signifier moins d’influence sur la politique monétaire. Le gouvernement étudie également les problèmes potentiels de confidentialité et les crimes financiers qui pourraient découler de l’utilisation de ces actifs numériques. Ces préoccupations incitent souvent à une approche prudente des CBDC.

En Europe, par exemple, les banques centrales ont vu à la fois des opportunités et des défis concernant les monnaies numériques (en fait, la Banque d’Angleterre a posé des questions sur les CBDC en 2015). Mais alors que la Banque de France a mené des expériences extraordinaires autour des monnaies numériques de banque centrale de gros (y compris en testant des euros entièrement numériques et le franc suisse), elles ne sont pas acceptées dans le cadre réglementaire européen. Au moins pas encore.

D’autres régions ont adopté une approche plus affirmée en fonction de leurs besoins. Les pays asiatiques sont souvent confrontés à des coûts élevés des envois de fonds et du commerce transfrontalier, à une inclusion financière limitée et à une dépendance excessive à l’égard du dollar américain, des problèmes que les programmes liés aux CBDC peuvent résoudre. Par exemple, la Chine a lancé un essai de paiements électroniques en monnaie numérique (DCEP) à la mi-2020 visant à élargir l’accès pour les personnes non bancarisées tout en simplifiant les transactions. Mais ce pilote DCEP n’est pas la seule initiative qui porte ses fruits en Asie. La Thaïlande et Hong Kong ont créé des plates-formes CBDC utilisant la technologie des registres distribués, tandis que Singapour a lancé le projet Ubin pour explorer la technologie blockchain pour le règlement des titres et les paiements transfrontaliers.

Ce n’est qu’un premier aperçu du paysage mondial des actifs numériques. Pour obtenir une image plus complète, téléchargez notre rapport. Il offre des informations importantes sur le développement des actifs numériques aux États-Unis, en Europe, en Afrique, en Inde et dans la région APAC au sens large. Le plein effet des efforts de mise en œuvre, en particulier à l’échelle mondiale, n’a pas encore été déterminé. Mais au fur et à mesure que le processus avance, nous garderons un œil dessus et nous vous invitons à nous rejoindre.

Lancelot Bonnay

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