Emmanuel Macron 2.0 qui a coûté très cher sera une catastrophe pour la zone euro

Contrairement à l’Italie, désormais reléguée en toute sécurité à la quatrième place du classement des plus gros débiteurs, plus de la moitié des records de la France sont détenus dans le monde. Presque toutes les institutions financières dans le monde ont une pile de dette publique française dans leurs livres.

Laisser Le Pen aux commandes reviendrait à laisser un bambin seul avec un bidon d’essence et une boîte d’allumettes. Macron est au moins une paire de mains sûre et prévisible.

Le fait est que c’est le mieux que l’on puisse dire pour son deuxième mandat.

La campagne de Macron a été marquée par une série de promesses précipitées. Il a proposé un système de contrôle à l’échelle de l’UE sur les salaires des dirigeants (dont le Royaume-Uni serait heureusement libéré), mais cela ne ferait qu’encourager les managers et les entrepreneurs d’un continent déjà en difficulté pour créer de nouvelles entreprises et ressemblant de plus en plus à des musées industriels.

Il veut dépenser des milliards d’argent public pour créer un nouveau « champion du numérique », une politique qui a été essayée et échouée tellement de fois qu’il serait drôle que les coûts ne soient pas trop élevés (le moteur de recherche « quaero » a brûlé son chemin à travers un demi-milliard d’euros avant de fermer furtivement, tandis que Cloudwatt mâche la même somme pour créer un « cloud souverain », quoi que cela signifie).

Et cette même obsession de la souveraineté a incité Macron à exiger une politique « acheter l’Europe » qui n’est rien de plus que du protectionnisme, des barrières commerciales et des tarifs douaniers, mêlés à une rhétorique fantaisiste.

Entre-temps, il a renoncé à toute réforme significative. Un projet visant à fixer un âge de départ à la retraite pour contrôler le coût des pensions d’État dommageables est édulcoré face à toute opposition ; la réforme de l’impôt sur les successions est si modeste qu’elle n’a aucun sens ; et l’État tentaculaire de la France, qui consommait 60 % du PIB de Cuba au plus fort de la pandémie, continuera de peser autant sur la base productive en déclin du pays qu’auparavant.

En toute honnêteté, Macron a réussi plusieurs réformes au cours de son premier mandat. Les règles du travail ont été assouplies, ce qui a entraîné une réduction du chômage, même s’il est resté deux fois supérieur au niveau britannique.

Lancelot Bonnay

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