Critique de « Mon âne, mon amant et moi »: Three’s a Crowd

« Mon âne, mon amant et moi » est une autre histoire d’une femme qui s’aventure dans la nature et se retrouve seule. Mais au crédit de l’écrivaine et réalisatrice Caroline Vignal, cette humble comédie romantique française s’avère plus vivante et plus spéciale que sa dépendance à ces tropes de l’autonomisation féministe.

Tout d’abord, il y a un âne qui est une sorte de coach de vie, criant à chaque fois qu’un homme hautement toxique s’approche.

Laure Calamy, de la série « Call My Agent! », incarne Antoinette, une institutrice loufoque et romantique, que l’on voit d’abord diriger ses élèves dans un spectacle collectif étrangement engagé. Ils chantent une ballade d’amour et, à l’insu des enfants et (de la plupart) du public, le numéro se double d’une sérénade secrète pour l’amant d’Antoinette, Vladimir (Benjamin Lavernhe), le père marié d’un de ses élèves.

Dommage que le père de famille Vlad ait dû annuler la retraite d’un amoureux qu’ils avaient planifiée lorsque sa femme l’aurait entraîné lors d’un voyage d’une semaine à travers le parc national des Cévennes. Antoinette répond en le poursuivant, réservant le même voyage ardu dans l’espoir de « trébucher » sur son mari – peu importe son expérience de la randonnée ou sa préférence pour les talons.

Comme Vladimir, Antoinette a engagé un âne, Patrick, dont vous n’oublierez jamais le nom — notre héroïne l’a crié une centaine de fois. Bien que Patrick refuse initialement de marcher, il s’avère être un excellent auditeur et juge de caractère.

Délirantement ga-ga, mais aussi naïve et sympathiquement enfantine grâce à la performance ancrée de Calamy, Antoinette rencontre toutes sortes de gens au cours de ses voyages – moralistes en colère, randonneurs je-sais-tout, employés de poste de contrôle ennuyés qui alimentent sa stupidité – et elle réussit finalement. roule dans le foin avec Vlad.

Le film – et son héroïne aveuglément déterminée – a plus en commun avec « Legally Blonde » qu’avec quelque chose comme « Wild », bien que ses paysages lumineux et magnifiques et son rythme sinueux créent un ton global plus frais. Malgré les intentions de Vignal, ce drame semble moins qu’efficace en conséquence – un peu comme un combat de comédie physique. Pas de problème, parfois simple agréable Chaque voyage a son propre charme.

Mon âne, mon amant et moi
Non classé. En français, avec sous-titres. Durée du spectacle : 1h37. Au cinéma.

Jacques Fontaine

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