[100% Afrique] Ouattara Watts

L’exposition Afriques Capitales a permis de présenter des œuvres  d’artistes contemporains jeunes, libérés et décomplexés en vue de nous interpeller sur différents maux, fléaux et problématiques qui touchent le continent africain et par répercussion le monde puisque nous sommes tous liés par la mondialisation. Découvrez Ouattara Watts avec cinq (5) toiles.

Exposition – Afriques Capitales Parc de La Villette

Entre philosophie et spiritualité africaine

Ouattara Watts avec ses cinq (5) toiles nous montre son intérêt pour la philosophie et la spiritualité africaine. Ses toiles, aux formats imposants, sont un mélange d’idéogrammes, de symboles d’une religion oubliée?, d’équations complexes, de représentations africaines (statuettes, masques,) qui évoque la terre ancestrale africaine. Il interpelle donc sur le rapport au temps et à la spiritualité.

Un rapport à l’espace et au temps avec un retour au cosmique, à l’exploitation de nombreux symboles et un rapport au spirituel exprimé sous forme de peinture et de collages de matériaux recyclés.

Ouattara Watts

Né en 1957 à Abidjan en Côte d’Ivoire, Ouattara reçoit une éducation à l’image de son œuvre, entre tradition et modernité. A la fin des années 70, Ouattara déménage pour Paris, et intègre l’Ecole des Beaux Arts. Janvier 1988, il est découvert par Jean Michel Basquiat.

Impressionné par le travail de l’ivoirien, il lui propose d’embarquer avec lui pour New York. Mus par un intérêt commun pour la culture, la philosophie et la spiritualité africaines, les deux hommes voyageront et travailleront ensemble, jusqu’à la mort prématurée de Basquiat en août 1988.

Cette perte sonne comme un renouveau dans l’œuvre de Ouattara Watts, qui abandonne ses premières recherches artistiques et développe un corpus d’œuvres. Les toiles, aux formats toujours plus importants, se couvrent d’idéogrammes cryptiques, de symboles d’une religion oubliée, d’équations complexes. Autant de signes qu’il est le seul à pouvoir déchiffrer, comme un hommage à celui qu’il appelait son “âme sœur”.

Ouattara mélange sur la toile une peinture épaisse, qui évoque la terre ancestrale de l’Afrique, et des objets qu’il glane lors de ses différents voyages. Alors même que la critique tente à l’époque de l’inclure dans le groupe des néo expressionnistes, des années 80  l’œuvre de Ouattara Watts échappe à toute comparaison.

A la manière d’un jazzman, Ouattara est un homme d’improvisation. Il part du centre de la toile, et se laisse guider d’est en ouest, du nord au sud, par ses influences multiples.

Comme eux, Ouattara est un intercesseur, à la croisée de deux mondes qu’il réussit à faire cohabiter sur la toile.

source : Le Monde

 

 

 

 

 

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