[Africa Now] Turiya Magadlela – Coup de coeur Peinture de Originvl

Durant Africa Now, dont l’objectif est de célébrer l’énergie de la création sur le continent africain, j’ai pu découvrir de nombreux artistes contemporains. J’ai eu le plaisir de découvrir les peintures d’un nouveau genre de Turiya Magadlela. Découvrons ensemble son travail.

Africa Now 2017 – Exposition Le jour qui vient

Des collants comme matière première

Turiya Magadlela utilise des pièces de tissus, des uniformes et des collants découpés, pliés ou étirés  sur des toiles pour créer des compositions abstraites qui nous interpèlent sur l’histoire des discriminations raciales et sexuelles.

En effet, les collants ainsi présentés nous inspire à la fois la douceur et la violence. Un collant est par définition doux, sensuelle, intime, séduisant… le voir déchiré suppose la violence, l’agression, le viol… On nous interpèle sur l’intrusion dans la sphère intime de l’individu et particulièrement de la femme.

Nous sommes invités à nous interroger sur la question de l’intimité. Celle de l’individu avec lui même et celle de l’individu dans le contexte de la société sud-africaine encore largement coercitive.

On se soucie aussi de la reconstruction après l’intrusion dans la sphère intime puisque certains morceaux de collants sont cousus. La couture comme acte de réparation?

Turiya Magdalela, avec ses choix de couleur, de matières et leur mise en scène, soulève les questions sur la condition de la femme et du rapport à l’intimité. 

Africa Now 2017 – Exposition Le jour qui vient

Turiya Magadlela

Turiya Magadlela née en 1978 à Johannesburg, elle vit et travaille à Soweto en Afrique du Sud. En travaillant principalement avec des tissus communs mais chargés de sens, elle crée des compositions abstraites en coupant, en coulant, en pliant et en étirant ces matériaux à travers des cadres en bois. L’exposition personnelle la plus récente de Magadlela, Impilo ka Lova (projets en blanc, 2015), a employé un collant, un matériau imprégné de notions de féminité, d’érotisme et de discrétion, comme moyen d’articuler son expérience personnelle de la femme et de la maternité. Les compositions sont à double tranchant. Suggérant l’intimité sexuelle et la violence. Ce sont des jeux esthétiquement séduisants sur la couleur, la ligne et la forme.

Magadlela a également utilisé les uniformes, les lits et les draps de la prison, en conjonction avec le ‘kaffersheet’, un tissu beige traditionnellement porté par les dirigeants traditionnels de Xhosa, pour créer des installations en hommage aux prisonniers politiques du passé de l’apartheid en Afrique du Sud, ainsi que susciter une analyse du passé social et de l’impact psychologique de l’emprisonnement. La série Kaffersheet a été exposée dans une exposition personnelle à la Johannesburg Art Gallery en 2015.

En 2016, elle a participé à l’Armorie Show et son travail est présenté dans l’exposition collective Blackness in Abstraction à la Pace Gallery à New York.

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