Afriky Mousso – 3ème édition du Festival de promotion de la femme africaine du 30 mars au 1er avril 2017

La troisième édition du Festival de promotion de la femme africaine, AFRIKY-MOUSSO, se tiendra du 30 mars au 1er avril 2017 au Palais de la Culture d’Abidjan sous le parrainage du Ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire. Durant cette manifestation, une exposition d’art visuel aura lieu et mettra en lumière le travail de trois (3) artistes : Annick Assémian, Valérie Oka et Joana Choumali.

AFRIKY-MOUSSO est une plateforme de promotion de la femme africaine qui met notamment en lumière des artistes femmes de l’espace UEMOA dont certaines sont déjà connues et d’autres font leurs premiers pas. L’idée à travers la plate-forme d’exposition d’art visuel est de valoriser et la promouvoir la créativité des femmes artistes. Le public aura donc le plaisir cette année de rencontrer Annick Assémian, Valérie Oka et Joanna Choumali. Mais qui sont-elles?

Annick Assémian

Annick Assémian est une artiste plasticienne que j’ai rencontré dans ma tendre enfance. Elle fait partie de ces personnes qui ont considérablement influencée mon goût pour les arts plastiques puisque j’ai pu bénéficier de leçons à ses côtés durant 2 à 3 ans lorsque j’avais une douzaine d’année. J’ai ainsi été sensibilisée à la peinture à l’encre de chine, la peinture sur sable, sur bois, le dessin à la craie, à la gouache, à la peinture à l’huile, la réalisation de dessin animé en papier, etc. de nombreuses choses qui ont ouvert mon esprit à la chose artistique.

Sa biographie

Annick Assémian vit et travaille à Abidjan. Depuis 1972, elle a participé à de nombreuses expositions de peinture et de gravure. Annick ASSEMIAN grave et peint les sensations fortes de la vie : amour et volupté, tendresse, souffrance et solitude. Son regard sait aussi remonter aux origines de l’être, dans les volumes concentriques où l’homme se fait matrice pour renaître à lui-même. Dans ses œuvres transparaît, peut-être, l’empreinte du dessin animé dont elle a été longtemps une adepte. Annick ASSEMIAN est enseignante à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC) à Abidjan. Elle est également auteur et illustrateur de livres pour enfants.

Valérie Oka

J’ai découvert les travaux de Valérie Oka en 2015 lors de l’exposition intitulée BODY TALK en 2015. Cette exposition m’a beaucoup interpellée par son caractère franc et direct, et parfois choquant et dérangeant, car apostrophant sur la sexualité, le féminisme et le corps de la femme comme objet. Pour en savoir plus sur l’exposition, cliquez ICI  et ICI;

Sa biographie

Né d’une mère français et d’un père ivoirien, Valérie Oka part en France à l’âge de 8 ans. En 1990, elle est diplômée de l’Ecole supérieure d’arts graphiques de Paris.

Elle travaille à Paris jusqu’en 1995 puis revient en Afrique en tant que designer, activité alors relativement nouvelle à Abidjan (Côte d’Ivoire), consultante en communication et professeur d’art contemporain à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC). Elle reçoit le Prix de l’Union européenne à la Biennale de Dakar en 2000. En 2003, elle participe au Festival Boulev’art manifestation consacrée aux arts plastiques à Cotonou au Bénin et reçoit cette même année, le Grand Prix de la Fondation Yehe, en Côte d’Ivoire. En 2006, elle participe à nouveau à la Biennale de Dakar, et se voit décerner cette année-là le prix du meilleur artiste contemporain de l’Union de Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire. D’octobre 2007 à 2011, elle travaille pour le groupe Zuloga sur un pôle culturel dédié à l’art africain implanté en Chine. Elle est ensuite de retour à Abidjan, pour y vivre et y travailler.

Joana Choumali

J’ai découvert Joana Choumali à travers son exposition HAABRE, THE LAST GENERATION’ 2013-2014 qui traite des scarifications, un sujet que j’ai beaucoup analysé et étudié du fait que j’ai des origines burkinabés et que la scarification a eu une place importante dans l’histoire des peuples burkinabés et plus largement ouest africain. C’est donc un sujet qui m’a beaucoup interpelé et qui continu de l’être car plus qu’une cicatrice, les scarifications sont des signes d’identification. On pourrait dire que ce sont les ancêtres des pièces d’identité.

A lire :

 

Sa biographie

Jeune photographe basée à Abidjan, Côte d’Ivoire, Joana Choumali concentre l’essentiel de son œuvre sur l’Afrique et sa culture à travers le mode du portrait. En témoigne l’une de ses dernières séries en date baptisée « Hââbré », et signifiant « écriture, scarification » en langue kô (Burkina Faso). Un projet qui met en lumière la dernière génération de personnes scarifiées au visage, ici à Abidjan. Et qui raconte les dernières heures d’une tradition en passe de disparaître. Ce travail a amené l’artiste à en savoir plus sur ses sujets et la manière dont ils vivaient aujourd’hui ces incisions superficielles, autrefois marques indélébiles de l’identité sociale des individus; mais aussi canons esthétiques. Joana Choumali livre un témoignage d’une grande préciosité.

 

 

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