Découvrez l’artiste ivoirien Sess Essoh qui exposera ce mercredi 25 janvier 2017 dès 19h au Bao Café pour Cité des Arts #2

L’artiste ivoirien Essoh Sess exposera du 25 janvier au 25 février 2017 au BAO Café dans le cadre de Cité des Arts #2 avec une exposition intitulée « FRICTION ». Découvrons ensemble l’artiste dans le cadre d’une interview exclusive.

 

  1. Bonjour Essoh Sess, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Bonjour, je suis Sess Essoh, artiste ivoirien né à Toupah dans le département de Dabou. J’y ai fait mes classes jusqu’au BEPC, avant mon admission au Lycée d’Enseignement Artistique. J’ai obtenu le Diplôme d’Etudes Supérieures Artistiques en 2012, à l’Ecole Nationale des Beaux Arts d’Abidjan (Cocody – Cité des arts).

J’ai toujours aimé faire des dessins, depuis l’école primaire. Ça a pris de l’ampleur au collège, je découvrais les bandes dessinées Marvel et j’en étais passionné. Je collectionnais également les articles qui traitaient de la vie des artistes, j’aimais lire ces histoires et imaginer tout un autre monde.

  1. D’ou vient votre passion pour les arts (histoire, musique et littérature) ?

Je suis passionné d’histoire, de musique et de « mots ». Naturellement, je m’intéresse à tout ce qui se passe autour de moi, tout ce qui se dit et surtout tout ce qui se fait. La vie quotidienne, les mutations au sein de la société et le rapport entre l’homme et la société, restent des sujets d’intérêt majeur pour moi.

 

L’Artiste et Les mots…

Je suis un migrateur

Je suis un vadrouillard

Je suis sensible
Je suis amoureux
Je suis sincère
Je suis menteur
Je suis manipulateur
J’aime la controverse
Je suis un homme,
Je suis un artiste…

Sess ESSOH

 

  1. Comment Essoh Sess se défini de façon technique ?

Je ne me suis jamais défini par un style où une technique en particulier. Je dirais que je suis un « touche à tout ». Quand je ressens des choses où que j’ai quelque chose à dire, je prends ce qui me parle et j’en fais un objet d’expression artistique. Je prends autant plaisir à faire des graffitis dans la rue, qu’à retourner dans l’intimité de mon atelier. Je n’aime pas les limites, les étiquettes et les cases dans lesquelles la société veut nous inscrire.

  1. Pouvez-vous nous présenter le projet YES GRAFFITTI ?

Justement YES GRAFFITTI est un collectif d’artistes plasticiens et « street artists » auquel j’appartiens et que j’ai cofondé avec deux (2) amis. Le collectif a pour but de promouvoir l’art de rue et de restituer à la communauté, ses héros. Les membres de « YES GRAFFITI » sont des amis à vie, ce qui nous permet de nous retrouver fréquemment, de discuter et de faire naitre des idées. Le travail technique est collectif, fidèle à l’esprit du « street art » et à nos valeurs communes.

  1. Quels sont vos projets ?

J’ai envie de faire tout ce que je dois, tout ce qui est en mon pouvoir… et de n’avoir aucun regret à la fin de mon existence.

Notre société est encore attachée à des stéréotypes, au jugement par l’apparence, au refus de se cultiver et à bien d’autres limites qu’il est possible de dépasser si on le veut vraiment. Je rêve de voir ces maux s’estomper à mesure que cette société reçoit la connaissance.

Evidemment, je rêve également de voir des artistes ivoiriens au sommet, des écoles des Beaux-arts dans chaque grande ville de Côte d’Ivoire.

 

  1. Cité des Arts #2 – Exposition « Friction » : Vous exposerez à compter du 25 janvier au Bao Café dans le cadre de Cité des Arts #2. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette exposition ?

« Cité des Arts » est certainement le cadre d’expression idéal en ce moment pour un artiste comme moi. Ma vision personnelle du rapport que devrait avoir l’artiste à la société, épouse parfaitement celle de « cité des Arts ». J’y viens justement pour rencontrer les autres, et surtout leur présenter le fruit de mon rapport à eux. Je présente plusieurs séries d’œuvres retraçant les trois (3) dernières années de ma vie. Une sorte de témoignage des différents états émotionnels et/ou spirituels dans lesquels j’ai été, notamment au contact des autres.

  1. Que pensez-vous de l’avenir des arts en Afrique plus précisément en Afrique Noire ? Pensez-vous que les arts africains ont une partition à jouer dans le développement d’une Afrique moderne et ouverte sur l’extérieur ?

Je suis très optimiste quant à l’avenir des arts plastiques en Afrique Noire. Il suffit juste de comparer hier à aujourd’hui pour présager que l’avenir sera meilleur. Le potentiel ne manque pas, la volonté non plus.

Par ailleurs, si l’on veut faire des arts plastiques, un moteur de développement, il faudra cesser de les considérer comme des loisirs. Cela implique que l’on confie la formation dans les écoles spécialisées, aux professionnels, que l’on y mette de la rigueur et de l’ambition. Et le tout doit être porté par une volonté politique vraie, à l’image de la République de Corée où bien d’autres pays. Nous avons besoin d’une vision sur le long terme, et de l’implication de tous les acteurs de bonne volonté.

Soyez donc prêt pour ce mercredi 25 janvier 2017 à 19h00 au Bao Café pour découvrir l’exposition « Friction » de Essoh Sess dans le cadre de Cité des Arts #2.

Exposition "Friction" de l'artiste ivoirien Sess Essoh dans le cadre de Cité des Arts #2 - 25 janvier au 25 février 2017
Exposition « Friction » de l’artiste ivoirien Sess Essoh dans le cadre de Cité des Arts #2 – 25 janvier au 25 février 2017

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