Marcus Miller – Son dernier album Afrodeezia est un vibrant hommage à l’Afrique

Marcus Miller se produira, pour la première fois en Côte d’Ivoire, ce samedi 28 mai 2016 au Sofitel Hotel Ivoire durant un Concert Live. La bassiste ivoirienne Manu Gallo animera la première partie du Concert. Nous aurons le plaisir d’écouter des morceaux de son nouvel album «Afrodeezia» qui est un vibrant hommage à l’Afrique.

Photo 10 Marcus Miller

«Afrodeezia»
«Afroodeezia» est un vibrant hommage à l’Afrique car il se veut être un album qui «remonte à la source des rythmes qui font la richesse de son héritage musical». Cet album vient dans la continuité de sa nomination en 2013 d’Ambassadeur de l’Unesco pour la paix et de porte-parole du programme éducatif La Route De l’Esclavage. En effet, avec « Afrodeezia » il entreprend un voyage de l’Afrique aux Etats Unis en passant par la France, les Caraïbes ou le Brésil. Il reprend la route des esclaves qui est indubitablement celle de l’origine du Jazz…
J’ai fait une recherche sur les quelques titres de cet album que j’apprécie pour mieux apprécier le voyage et l’instrumental.

Un voyage initiatique en Afrique de l’ouest, centrale et australe
Entouré d’un quintet exceptionnel: le saxophoniste Alex Han, le trompettiste Lee Hogans, le pianiste Brett Williams, le guitariste Adam Agati et le batteur Louis Cato, Marcus Miller débute son voyage initiatique en Afrique de l’Ouest ou il rencontre la culture mandingue du Mali, s’imprègne du style du chanteur Alune Wade au Sénégal, se retrouve bercer dans le Highlife au Ghana pour enfin se frotter à l’Afrobeat sur la terre natale de Fela Kuti au Nigéria. Ce périple lui inspirera le titre «Hylife» qui est le premier single de Afroodezia.

Le titre «B’s River» lui a été inspiré par sa femme de son retour d’un séjour en Zambie. Marcus Miller jouant du guembri, de la basse et de la clarinette basse est accompagné par Cherif Soumano à la kora, Guimba Kouyaté à la guitare, Adama Bilorou Dembele aux percussions et Etienne Charles à la trompette. Ce titre est une petite promenade en Afrique Australe où le jazz se retrouve mêlée aux mélodies pop et sonorités ancestrales et traditionnelles avant de nous offrir une session de chœurs sud africains inspiré du gospel.

«Preacher’s Kid (Song For William H)» est une dédicace à son père William Marcus. J’aime beaucoup cette chanson car Marcus Miller se retrouve à la contrebasse accompagné de l’organiste Cory Henry (Snarky Puppy) et d’une chorale d’exception composée des voix d’Alune Wade, Lalah Hathaway, Julia Sarr et Alvin Chea des Take 6. Cette chanson est une berceuse. Je l’aime beaucoup.

Avec «Xtraordinary», Marcus Miller nous propose un subtil mélange des genres musicaux. En effet, la pop et le jazz sont en fusions avec les légères sonorités africaines à la manière pour rappeler le style du bassiste et chanteur camerounais Richard Bona. Marcus Miller, à la guitare basse, se met aussi à la kalimba, instrument africain 3 fois millénaire pour accompagner Alvin Chea qui fredonne une mélodie enivrante avec son timbre de voix très particulier.

Photo 3 Marcus Miller

Un retour aux rythmes folkloriques des Amériques et des Caraïbes
Avec «We Were There», titre coécrit avec Djavan, nous nous retrouvons au Brésil avec les rythmes chaloupés et enivrant de la Samba. Le pandeiro et autres percussions de Marco Lobo servent de base musicale sur laquelle s’ajoute le solo du pianiste Robert Glasper et les chœurs d’inspiration brésilienne menés par Lalah.

«Son Of Macbeth» avec ses accents caribéens nous transporte près du sable chaud et de la mer bleu azur de Trinidad et Tobago. Ici Marcus Miller joue avec Robert Greenridge pour faire un hommage au percussionniste Ralph Macdonald, originaire de Trinidad et Tobago, qui débuta sa carrière dans la troupe du crooner Harry Belafonte.

Marcus Miller nous offre ensuite des titres plus classiques avec «Papa Was A Rolling Stone» où l’on est au contact avec les guitares électriques et acoustiques accompagné du trompettiste Patches Stewart.

Avec «I Still Believe I hear», nous faisons un voyage dans les sonorités chaudes et orientales qui laisse la guitare basse et le violoncelle flotter tel un nuage en apesanteur. C’est le violoncelliste classique Ben Hong qui nous fait prendre de la hauteur avec cette délicieuse interprétation de «Je crois entendre encore» du français George Bizet.

«Water Dancer» est une hymne à la danse et à la fête porté par une énergie débordante. Il serait inspiré des brass band électrifié de la Nouvelle Orléans. Marcus Miller est accompagné sur ce titre d’Ambrose Akinmusire à la trompette, Michael Doucet au violon et Roddie Romero à l’accordéon.

Le dernier titre de l’album Afrodeezia, «I Can’t Breathe» est un titre electrojazz où Marcus Miller se retrouve au côté du beatmaker Mocean Worker et la moitié de Public Enemy Chuck D. Nous avons un morceau qui alterne les séquences du producteur, bassiste et chanteur natif de Philadelphie et le flow revendicateur d’un des piliers du hip-hop engagé et politique. Ce morceau est très intéressant.

Photo 4 Marcus Miller

Afrodeezia est donc une célébration de la musique afro-américaine qui a donné de la voix à ceux qui n’en avait pas, les esclaves arrachés à leur terre natale qui malgré l’oppression ont crées de nouvelles formes d’expressions à travers le blue, le jazz, la soul et le gospel sans jamais oubliés les sonorités, vibrations et rythmes issus de la musique traditionnelle africaine.

Marcus Miller nous propose certains de ces morceaux ce samedi 28 mai 2016 au Sofitel Hotel Ivoire. Si vous n’avez pas encore pris vos tickets, il est encore temps. Pour les informations complémentaires, contactez : 01 33 91 43 – 06 64 33 81 – 05 37 34 59.

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