SAMUEL NJA KWA

J’ai rencontré Samuel Nja Kwa à Abidjan lors de son tour de promotion de son exposition photo « Route du Jazz » qui s’est tenue du 15 juin au 31 juillet 2015 au Sofitel Hotel Ivoire et qui était coorganisé avec le Cabinet de recrutement AfricSearch. J’apprécie beaucoup son travail et je voudrais vous en dire un peu plus sur lui à travers cet article. C’est une façon pour moi de vous permettre de mieux apprécier son travail.

Samuel Nja Kwa

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source : http://www.samuelnjakwa.com

Journalise et photographe d’origine camerounaise, diplômé en science politique à l’Université du Québec (Montréal), Samuel Nja Kwa est un photographe en constante recherche de la belle image. Celle qui vous émouvra !

Sensibilisé à la beauté visuelle et musicale dès le plus jeune âge…

Rien d’étonnant à cette capacité de capter la bonne image. Effectivement comme il l’indique « J’ai commencé à faire des photos lorsque j’étais tout petit. J’ai toujours été fasciné par l’image.»

En effet, avec un oncle photographe qui a été un des pionnier au Cameroun et un cousin, Bruno Ekambi qui était lui aussi un photographe qui faisait des portraits des chasseurs, agriculteurs, c’est très tôt qu’il a été sensibilisé. A l’âge de 15 ans, lorsqu’il était interne à Melun (France), il a par ailleurs eu le plaisir de découvrir les joies du tirage des photos en labo. Je pense que cette étape a été une étape décisive dans son parcours photographique. Pour avoir connu ces joies, je peux vous assurer qu’apprendre à tirer ses photographies soit même change le regard que nous portons sur la scène que nous voulons immortaliser, cristalliser pour l’éternité. C’est donc logiquement, qu’il est devenu journaliste, un métier qui permet à la fois d’écrire et de photographier pour illustrer son propos. Samuel Nja Kwa explique d’ailleurs avoir toujours illustré ses articles par ses propres photos.

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source : http://www.samuelnjakwa.com

La rencontre avec le Jazz s’est également faite au bas âge. Il explique que son père, étudiant en médecine en France dans les années 60 écoutait beaucoup de musiciens noirs tels que : John Coltrane, Jimmy Smith, Art Blakey, Miles Davis, Dinah Washington, Max Roach, James Brown, etc. Plus tard, au Cameroun, j’ai découvert Manu Dibango, Francis Bebey, Miriam Makeba, Fela Ransome Kuti… Une imprégnation qui ne l’a plus jamais quitté.

Plus tard, lorsqu’il était étudiant à Montréal, il découvrit les meilleurs artistes de jazz de tous les temps à travers le festival de jazz. Parmi les rencontres à son actif l’on peut citer la divine Aretha Franklin (au Groover Washington) ou encore Ella Fitzgerald (à Paris). Il aura des choses à raconter à ses enfants et petits enfants surtout qu’il collectionne aussi les billets des concerts auxquels il a assisté. La seule chose que je peux dire c’est qu’il en a de la chance d’avoir rencontré ces deux icones. Il dira pour sa part que « C’est fabuleux de rencontrer et de photographier les artistes qu’on aime » et je suis tout à fait d’accord avec lui sur ce point !

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source : http://www.samuelnjakwa.com

Autodidacte sensible à son environnement…

Samuel Nja Kwa fait partie de cette catégorie d’artiste que j’admire et j’apprécie beaucoup. En effet, pour moi être un artiste n’est pas un simple mot fantaisiste. Pour moi un artiste est une personne en constante recherche d’inspiration, de création et de perfectionnement de son art qui est son essence, sa raison d’exister. Je suis donc très sensible au fait de savoir que Samuel Nja Kwa fréquente beaucoup les galeries, musées et ceci quelque soit le lieu où il se trouve. Il est important pour lui d’être au courant de la vie culturelle de la ville dans laquelle il se trouve en vue de s’imprégner de l’environnement, de s’éduquer et de faire des rencontres qui très souvent nous marque avec notamment des photographes reconnus et des plus jeunes.

C’est ainsi qu’il explique : « lorsque j’étais à New York, j’ai découvert un photographe afro américain que j’adore, James Vanderzee, il a photographié Harlem dans les années 30, 50 etc. J’aime aussi le travail de Gordon Parks, celui du Sud africain Alf Kumalo et du Mozambicain Ricardo Rangel. Il y a quelques mois, j’ai eu la chance de rencontrer à Londres le premier photojournaliste ghanéen, James Barnor âgé de 83 ans. Il m’a ouvert ses archives. Il y a aussi la photographe française Françoise Huguier qui me reçoit souvent chez elle et me conseille. »

Son inspiration prend donc sa source aussi bien dans son histoire, son environnement, l’actualité et les événements qui l’entourent. Il ne photographie pas uniquement les musiciens. Il fait également des reportages et pratique de la photographie documentaire car il aime écrire sur des sujets et prendre le temps de les réaliser. En somme, on peut résumer le travail de Samuel Nja Kwa à cette phrase clef: « J’apprends tous les jours ».

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source : http://www.samuelnjakwa.com

Les travaux en cours…

Samuel Nja Kwa travaille actuellement sur l’exposition « Route du Jazz ». Une exposition qui donne la parole aux musiciens afin qu’ils racontent leur rapport à l’histoire. Il réalise donc un tour de mondial de promotion de cette exposition. En effet, elle continue de voyager. Il vient de la présenter à la Durban Art Gallery en Afrique du Sud, puis à l’Institut Français de Johannesburg. Il l’a auparavant présenté à l’Espace Germinal à Fosses en France avec un concert du saxophoniste haïtien Jowee Omicil.

Une autre exposition aura lieu du 16 au 31 mars 2016 à l’espace Renaudie (Aubervilliers) dans le cadre du festival Banlieues Bleues (flyer 4 pages Musiques et métissages). Dans quelques mois elle ira au Sénégal.

Le souhait de Samuel Nja Kwa est de pouvoir la présenter en 2017 au Festival de jazz de Saint-Louis. Nous lui souhaitons que ce vœu se réalise afin que la « Route du Jazz » soit à nouveau vécue comme mémoire à l’histoire mondiale de ce mouvement musical.

 

Par ailleurs, Samuel Nja Kwa prépare une exposition photographique itinérante sur le thème de l’esclavage avec 10 photographes américains, brésiliens, péruviens, martiniquais, guadeloupéens et africains. Il ne peut pas nous en dire plus mais une chose est sûre nous aurons de belles surprises ! En tout cas, je me réjouis car j’entrevois déjà un résultat emprunt de message fort, émotionnel et à caractère historique. Je sens que je ne serais pas déçue !

La question ouverte : Pensez vous que les arts africains ont une partition à jouer dans le développement d’une Afrique moderne et ouverte sur l’extérieur ? 

Vous me savez particulièrement engagée dans la promotion des arts et de la culture car pour moi l’Art est avant tout un vecteur de développement que nous ne devons pas ignorer. C’est pourquoi je me suis permise une question ouverte à l’attention de Samuel Nja Kwa.

A cette dernière, il a répondu : « L’art c’est le cinéma, la musique, la peinture, la photographie, la sculpture, la vidéo, les installations, le graffiti etc. C’est un facteur de développement. Il génère aussi des capitaux. Nos gouvernements ont intérêt à mettre en place de véritables politiques culturelles, financer les arts, les développer à travers des concours, des festivals et à encourager les artistes de leurs pays. Les artistes ont besoin d’espace de création et d’expositions. Ils ont aussi besoin de voyager, de partager et de transmettre pour exister. De plus en plus d’artistes sont côtés, ils sont de plus en plus visibles et c’est tant mieux. J’ai entendu dire qu’un pays sans culture est un pays sans âme. La culture est un élément essentiel ».

C’est donc sur cette phrase empreinte de bon sens que je vous invite à découvrir et redécouvrir Samuel Nja Kwa notamment avec son Exposition « Route du Jazz » et à travers son site internet : www.samuelnjakwa.com

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